750 grammes
Tous nos blogs cuisine Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Séb c'est bien....suite....Avis aux participants

22 Février 2011 , Rédigé par latabledeseb

L'idée en quelques mots. 

Les participations au Capital

Le capital est un ensemble de ressources mises à la disposition d'une entreprise par ses propriétaires.
Cette mise à disposition revêt un caractère de permanence : le capital devient la propriété de l'entreprise, et il n'est pas question de remboursement, sauf en cas de dissolution, de réduction de capital ou de liquidation. Il s'agit soit d'une «mise de départ» (création), soit d'un nouvel apport (augmentation de capital).

Le capital dont elle dispose permet à l'entreprise :

  • de démarrer ses activités (création de l'entreprise)
  • de réaliser de nouveaux investissements (augmentation de capital)

L'apport de capital à l'entreprise confère certains droits : propriété d'une part de l'entreprise, partage des bénéfices engendrés par l'activité, participation à la gestion, contrôle des gestionnaires, etc. C'est pourquoi on parle aussi de «prise de participation».
La nature et l'étendue de ces droits dépendront de l'importance de l'apport et des accords conclus entre propriétaires.

Les ressources apportées peuvent être de nature :

  • financière : apport d'argent ou de valeurs mobilières ;
  • matérielle : machines, équipements, bâtiments ;
  • immatérielle : clientèle, brevets, savoir-faire.

Le capital à risque

Principe :

Le capital à risque est un mode de financement qui consiste à entrer dans le capital de l'entreprise par un apport de fonds.
Au contraire du crédit, l'opération ne garantit ni intérêt ni récupération des sommes investies.
Le projet devra dès lors générer un rendement suffisant pour compenser le supplément de risque encouru par le bailleur de fonds.

Ce rendement peut prendre deux formes :

  • les bénéfices réalisés par l'entreprise et redistribués aux bailleurs de fonds (les dividendes);
  • la plus-value générée par la croissance de l'entreprise, qui se matérialisera lors de la revente de la participation.

Il s'agit d'un investissement de long terme, qui mise sur le développement progressif de l'entreprise.
L'opération fait du bailleur de fonds un des propriétaires de l'entreprise, ce qui lui donne le droit de prendre part à sa gestion.
L'octroi de capital à risque est en général couplé à d'autres formes de financement : prêts mezzanines, prêts subordonnés et emprunts à long terme (plus de détails à ce sujet dans les chapitres suivants).

Avantages :

La prise de participation ne génère aucune obligation de remboursement, ce qui allège les charges qui pèsent sur la trésorerie de l'entreprise et maintient intacte sa capacité d'emprunt.
La présence d'un investisseur professionnel dans l'actionnariat rassure les institutions financières, ce qui facilite l'accès de l'entreprise au crédit.
L'implication du capital-risqueur dans la gestion permet à l'entreprise de bénéficier de son expérience.

Utilisation :

  • Acquisition de biens immobiliers, de biens d'équipement, de matériel, d'actifs incorporels (brevet, étude de marché), d'actions, etc.
  • Développement d'une nouvelle activité ou d'un nouveau marché («growth capital»).
  • Création d'une nouvelle entreprise («startup capital»).
  • Financement d'études préliminaires à la création de l'entreprise («seed capital»).

Devise :

EUR, USD ou devise locale.

Durée :

Bien que la prise de participation ait un caractère de permanence, l'implication du bailleur de fonds est en général limitée dans le temps et déterminée lors de l'entrée dans le capital. Elle peut aller de quelques années à douze ans.

Coût :

L'entreprise ne doit pas rembourser le capital, puisqu'il s'agit d'un investissement et non d'un prêt. Le rendement exigé par le bailleur de fonds sera en général élevé (plus de 15% par an), car il n'est d'aucune manière garanti. Il dépendra :

  • des bénéfices réalisés par l'entreprise et redistribués aux propriétaires;
  • de la plus-value (gain) réalisée par le bailleur de fonds lors de sa sortie du capital de l'entreprise.

Conditions d'octroi :

La prise de participation peut s'effectuer de manière directe ou indirecte:

  • directe : l'institution financière apporte elle-même du capital à l'entreprise;
  • indirecte : l'institution financière confie les fonds qu'elle souhaite investir à un organisme chargé de sélectionner les projets qui bénéficieront d'un financement.

Les organismes de financement, qu'ils soient publics ou privés, soumettent leur participation au respect strict de conditions qui concernent :

  • la viabilité du projet : pour bénéficier d'un financement, le projet d'investissement doit être suffisamment rentable. Les différents éléments du dossier introduit par l'entreprise seront jugés selon des critères beaucoup plus sévères que pour un prêt à long terme à cause de l'absence de garanties pour le bailleur de fonds;
  • les limites de l'implication de l'investisseur, qui sont doubles : (i) la part du bailleur de fonds reste, en pourcentage du capital, inférieure ou égale à celle des fondateurs ; (ii) le montant investi ne doit pas dépasser un certain plafond.
  • la participation à la gestion de l'entreprise : l'institution financière qui entre dans le capital de l'entreprise demande dans la plupart des cas à être impliquée dans sa gestion, par exemple en occupant un siège au conseil d'administration; l'implication d'autres organismes et d'autres instruments dans le financement du projet;
  • la «stratégie de sortie» : la durée de la participation au capital de l'entreprise et les conditions auxquelles les parts seront revendues sont clairement définies par contrat; le caractère éthique du projet : les IFD sont particulièrement attentives au respect des conditions de travail, à l'interdiction du travail des enfants, à l'impact environnemental et à l'impact positif sur la communauté locale;
  • les secteurs d'activité : certaines banques, IMF et IFD concentrent leur action sur un nombre restreint de secteurs de l'économie (plus de renseignements sur le site Internet des différentes institutions ou auprès de leur représentation locale (voir la troisième partie du guide ou l'annexe).

Conditions de remboursement :

La prise de participation ne donne pas lieu à remboursement. Le capital-risqueur dispose cependant de la faculté de revendre sa participation dans l'entreprise, à une époque et selon des modalités convenues lors de la prise de participation.

 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article